En séjour en Europe, l’opposant Martin Fayulu multiplie des sorties médiatiques au cours desquelles il ne cessent de réclamer à cor et à cri la présence des Chefs rebelles Joseph Kabila et Corneille Nanga au dialogue national inclusif que le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, s’apprête à convoquer.
Comme on pouvait s’y attendre, nombreux sont les congolais qui sont contre le plaidoyer du leader de Lamuka en faveur des personnes condamnées par la justice congolaise et les instances internationales pour leurs responsabilités avérée dans la commission des crimes de masse perpétrés dans l’Est de la République Démocratique du Congo.
Parmi les congolais aujourd’hui vent debout contre l’exigence de Martin Fayulu, le Professeur Ikanga Ngozi za Kyongo qui n’a pas hésité de lui adresser une lettre ouverte à partir de Washington aux États-Unis.
Dans cette correspondance, le Professeur Ikanga écrit : » La formulation de votre revendication est d’une gravité qui semble sortir quelque peu d’ordinaire d’un citoyen patriote. »
Il ajoute : » Le niveau de votre exigence est une entorse et pêche contre le bon sens. C’est aussi un sérieux problème contre la justice congolaise, la mémoire des victimes et la responsabilité des auteurs des crimes devant le peuple congolais. »
Comme on le voit, aucun congolais patriote n’approuve la démarche de Fayulu qui consiste à conditionner la tenue du dialogue inclusif avec la participation des seigneurs de guerre et complices des agresseurs.
Raison pour laquelle le Professeur Ikanga a fait savoir au Président National de l’ECIDE que le dialogue national inclusif ne peut en aucun cas être un forum de légitimation de l’occupation, encore moins de paix sans justice, car la mémoire des victimes ne doit pas être négligée.
Pour le professeur, « le véritable dialogue devrait avoir lieu dans un contexte où les participants accepteraient de parler un même language, avec des préalables sérieux comme l’acceptation des responsabilités individuelles relatives aux crimes de la guerre de l’Est devant la justice, l’arrêt des hostilités, la prise d’un engagement cordial et effectif totalement citoyen, prêt à faire restaurer l’intégrité territoriale de la République Démocratique du Congo. Cela contribuerait à reconstruire un Congo nouveau, émergent, fiable et viable, site et cité de la paix à léguer à une prospérité millénaire confiante. »
Le Tonnerre